Benda

Benda (français)
Friedrich-Wilhelm-Heinrich Benda (1745/1814)
Depuis des années, en fait depuis que je joue le concerto en fa majeur attribué à Georg Anton Benda, j’ai cherché à me procurer les deux autres concertos écrits par ce compositeur. Pour être honnête, ce sont des amis proches qui m’ont un peu forcé la main… Pouvoir jouer des concertos régulièrement en concert en compagnie d’orchestres de qualité est un privilège assez rare dans le petit monde de l’alto. Alors, quand des amis musiciens membres de ces orchestres te disent: dis-donc Eric, le concerto de Stamitz, c’est pas mal, Jean-Chrétien Bach est un intéressant pastiche, et Benda (celui en fa majeur, le seul édité à l’époque.) c’est bien, mais… ne peux-tu pas trouver autre chose à jouer avec nous? Comme les musiciens avec qui je jouais étaient unanimes (avec raison) quant à la qualité du Benda, ce fut une motivation suffisante pour me mettre en quête des autres concertos attribués à ce compositeur.
Malgré une recherche approfondie chez les éditeurs, de multiples questions posées lors de rencontres avec mes collègues altistes, ils sont demeurés introuvables. Une fois, en fouillant sur la Toile, j’ai bien cru avoir trouver un Benda en mi bémol majeur. Une série de concerts à Hambourg en faisait l’annonce, joué par une altiste russe vivant en Allemagne. Je l’ai immédiatement contacté pour apprendre, hélas, qu’elle jouait le fa majeur, et que l’annonce du mi bémol majeur était une erreur…Pourtant, les références à ces œuvres figurent dans le livre de Franz Zeyringer, Littérature pour l’alto(Litteratur für Viola, troisième ed. 1985). Nous pouvons y lire qu’il existerait trois concertos pour alto avec grand orchestre (18ième siècle). Un en fa majeur, publié par Schott en 1968, un autre toujours en fa majeur et finalement un en mi bémol majeur. Tous trois référencés à la Bibliothèque d’État de Berlin, département de la musique (Staatsbibliothek zu Berlin Preußischer Kulturbesitz, Musikabteilung), sous forme de manuscrits.
En mai 2008, je me suis donc rendu à la bibliothèque de Berlin, croyant enfin pouvoir élargir mon répertoire de concertos classiques. Hélas, je n’ai retrouvé aucun des concertos sous le nom de Georg Benda.  Les références données par Zeyringer qui parle de deux concertos en fa et un en mi bémol sont erronées.On y trouve par ailleurs le manuscrit d’un copiste du concerto en fa majeur attribué à Georg Benda.
Et c’est par hasard, grâce à une bibliothécaire attentionnée qui voulant m’aider m’asséna un léger coup de coude alors que je manipulais la visionneuse de microfilms… avec pour résultat que je tombai sur la fiche des manuscrits de trois concertos pour alto! Ils étaient beaucoup plus à droite, sur le micro film! Classés sous le nom de Friedrich Wilhelm Heinrich (ou encore: Frederico, italianisant son prénom comme le voulait la mode de l’époque), neveu de Georg, il existe bel et bien deux concertos en mi bémol majeur et celui en fa majeur déjà publié. S’agit-il là des deux introuvables concertos attribués à Georg? Tout porte à le croire. Il est clairement établi par The New Grove Dictionary of Music and Musicians que trois concertos sont attribués à Georg et trois sont composés par Friedrich: à mon avis ce sont les mêmes.Même chose dans le MGG (Die Musik in Geschichte und Gegenwart).
Il faut avouer que de s’y retrouver chez les Benda n’est pas une affaire facile: il y a deux Georg, trois Friedrich, deux Heinrich… Bref, cette famille venue de Bohème en 1742 par la volonté de Frédéric le Grand, roi de Prusse (1712–1786), reste attachée à la cour pendant une centaine d’année. Il m’a fallu des semaines entières de recherches pour débroussailler et mettre bout à bout les différents renseignements récoltés. Je fus aidé en cela par Sonia, ma compagne, et par différentes personnes travaillant à la bibliothèque: archivistes, musicologues, historiens… Se plonger dans l’histoire familiale des Benda se révéla être passionnant. Ce ne fut pas sans obstacles cependant. Par exemple, le directeur de la bibliothèque nationale de Berlin se montra particulièrement désagréable face à notre demande d’accès aux manuscrits originaux. Il aurait voulu que nous nous contentions des documents digitalisés disponibles sur leur site internet. Nous n’aurions jamais pu avec autant d’exactitude pu constater que le troisième concerto est bien de la main même de F-W-H alias  Frederico. De plus, la musicologue qui à ce moment était présente ( les différents préposés circulent constamment dans les salles de lectures, chacun ayant une spécialité différente en lien avec la musicologie), était une spécialiste de la datation du papier. Grâce à ses connaissances, nos avons pu savoir que le troisième concerto a nécessairement été écrit après 1790. Et les corrections apportés par la suite sur le manuscrit sont bien le fait de Friedrich lui-même. Impossible de voir cela sur un écran d’ordinateur… Et que dire de l’émotion suscitée par le contact avec des manuscrits, même si deux des trois manuscrits sont de la main de copistes, ils datent tous de la fin du 18ième et début 19ième siècle. Pour nous, musiciens confrontés quotidiennement aux partitions de musique typographiées, la chance de fréquenter des écrits originaux de compositeurs dont nous interprétons la musique provoque une émotion et une joie sans équivoques.
Mais ne perdons pas le fil: l’importance de la famille Benda dans l’histoire de la musique classique Allemande est considérable. Le patriarche, Jan Jiři Benda (1686–1757) a quatre fils qui seront aussi musiciens à la cours de Prusse, Franz (1709–1786), Johann Georg (1713–1752),Georg Anton (1722–1795) et Joseph (1724–1804) Aux fils, s’ajoutent des filles, chanteuses, qui prennent part à des concerts publics ainsi qu’à ceux donnés aux différentes cours qu’elles fréquentent, à Weimar, Dresde, Leipzig et Potsdam. Les Benda, Franz et Georg Anton en tête, font partie de l’école Berlinoise avec les compositeurs Johann Joachim Quantz (1697–1773) et Carl Philipp Emanuel Bach (1714–1788). Le travail sur la forme dramatique des opéras de Georg a grandement influencé Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791). Ici, j’ouvre une parenthèse pour souligner que l’école Berlinoise n’en est pas une au sens strict du terme. A la différence des écoles de Mannheim ou de Vienne, il ne s’agit pas d’un style ou d’une technique, mais plutôt d’un lieu et d’une époque. Il suffisait d’être musicien de la cour à cette époque pour appartenir à l’école Berlinoise. La musique des Benda était à ce moment là aussi populaire que celle de Joseph Haydn (1732–1809) ou Mozart, c’est tout dire.
Le Benda dont il est question ici est Friedrich Wilhelm Heinrich, né en 1745 et mort en 1814, fils de Franz et neveu de Georg. Il écrit des opéras, des cantates profanes et des oratorios. Mais il est surtout reconnu en tant que compositeur de musique instrumentale, et de concertos pour divers instruments. Ses talents de violoniste et d’altiste accompli, le rendent très populaire aussi comme interprète. Les passages virtuoses des trois concertos qu’il écrit pour l’alto prouvent hors de tout doute qu’il maîtrisait à la perfection la technique contemporaine de cet instrument.
Friedrich Wilhelm Heinrich Benda est né le 15 juillet 1745 à Potsdam et fut baptisé à l’église St. Petri le 20 juillet. Le roi ainsi que deux princes, la reine et la reine-mère, tous représentés par des nobles et membres de la cour, agissent à titre de parrains du premier fils de Franz Benda, violon-solo de l’orchestre Royal.Il étudie le violon auprès de son père et il apprend la théorie avec Johann Philipp Kirnberger lui-même grand admirateur de Bach dont il a étudié une bonne partie de ses œuvres.
En 1782, Friedrich entre à l’orchestre de la cour de Prusse à vingt ans et devient chef d’attaque des deuxièmes violons. Il professait en même temps comme organiste, pianiste et compositeur en plus d’enseigner la théorie musicale. Il a été marié deux fois et a eu quatre enfants.Benda s’est retiré vers 1806-07, et n’a pu continuer d’enseignerpour cause de surdité. Il reçoit alors une demi pension de l’état. Son frère Carl l’a aidé financièrement et a demandé au roi de continuer si jamais il mourrait avant lui.
Friedrich est mort d’un choc nerveux à 68 ans (am Nervenschlage) en 1814.
Tiré de La vie de Wilhelm Friedrich Heinrich Benda (16)

Il existe une théorie qui voudrait que Friedrich se soit approprié les deux premiers concertos qu’aurait écrit son oncle Georg. Je ne suis pas d’accord avec cette idéeémise par Ulrich Drüner (13).Si l’on compare les deux concertos en mi bémol majeur avec celui édité en fa majeur, bien des motifs en double-croches de la partie soliste sont étonnamment similaires. Les mouvements lents présentent aussi une troublante similitude dans les progressions harmoniques. La facture en général me laisse donc croire que les trois concertos sont de Friedrich et non pas de Georg. Il ne faut pas oublier que Friedrich et son oncle Georg ont quand même près de vingt-cinq ans de différence, d’où une certaine modernité dans l’écriture de Friedrich comparée à celle de Georg, et que même si ce dernier était aussi violoniste et altiste, il a consacré la plus grande partie de sa vie aux œuvres lyriques: opéras, cantates et oratorios.
De plus, comme le précise Phillip Schmidt (12) dans sa très documentée préface sur le concerto de Carl Hermann Heinrich (1748–1836), frère de notre Friedrich (quand je disais qu’il n’était pas facile de s’y retrouver…), l’instrumentation des concertos, qui comprend 2 cors, flûte ou hautbois, et même un basson obligato dans le troisième concerto, ne se retrouve dans aucuns des concertos écrits par Georg Benda.
D’avoir retrouvé les concertos n’était que le début de l’aventure… Il allait s’écouler des années avant de pouvoir d’abord les publier, ensuite les jouer, et finalement, les enregistrer. La recherche d’une maison d’édition prête à investir dans la recherche, l’impression et la distribution s’avéra compliquée. Et de plus, n’étant ni chercheur, musicologue ou éditeur, j’avais un besoin pressant de pouvoir me fier à mon partenaire. J’ai trouvé la perle rare en Mihoko Kimura, violoniste et bibliothécaire désignée de l’ensemble Les Arts florissants, fondé et dirigé par William Christie. Elle s’est reconvertie dans l’édition, pour le plus grand bonheur des musiciens. Sa minutie et son dévouement furent absolument sans pareil.
J’ai aussi eu la chance de pouvoir jouer les concertos avant de les enregistrer. Bien sûr, celui en fa majeur fait parti de mon répertoire depuis déjà longtemps. Je l’ai même enregistré il y a plusieurs années, sous le nom de Georg bien sûr,  pour la radio allemande avec Les Violons du roy, direction Bernard Labadie. Le deuxième a pris vie à Québec, toujours avec les Violons du Roy. Un peu plus tard, je l’ai rejoué en Australie, à Melbourne. Pour ce qui est du troisième, alors qu’il n’était pas encore édité, je l’ai joué en compagnie de mes collègues du SWR Sinfonieorchester. A cette occasion, Bernard devait diriger, mais de graves ennuis de santé l’en ont empêché. De ce malheur est née une rencontre avec le chef, violoncelliste et claveciniste, Jonathan Cohen. Nous avons donc recréer le troisième concerto en tournée en Allemagne. La radio était présente, et lors d’une interview précédant le concert, j’ai annoncé une première mondiale… bien mal m’en pris, car parmi les auditeurs se trouvait un musicologue, altiste à ses heures, qui s’empressa de contacter la rédaction pour me demander des comptes… Comment pouvais-je affirmer que c’était une première? Impossible à prouver, selon Phillip Schmidt, le musicologue en question. Après quelques semaines d’échanges vigoureux avec la rédaction de la SWR et mon éditrice Mihoko, j’ai finalement pu prendre directement contact avec monsieur Schmidt. Lors de notre échange, fort civil, j’acquis la conviction que Phillip était un chercheur passionné, un défenseur enthousiaste du répertoire pour alto, et qu’il ne m’en voulait pas trop de m’être avancé sur le concept de « première mondiale ». Nous avons même une correspondance suivie à propos des nouvelles découvertes du répertoire, ce qui m’est très précieux. Une chose est sûre, autant pour Phillip que pour moi, c’est que le deuxième et troisième concertos n’ont pu être joué à partir du matériel existant. Dans le deuxième, outre qu’il n’y a pas de conducteur mais que des parties séparées, il manquait parfois des mesures entières dans la partie des deuxièmes violons, entre autres erreurs. Et il n’y a qu’un conducteur pour le troisième, et les corrections de la main de Benda ne sont pas faciles à déchiffrer… de là à pouvoir les jouer… bref, se sont à tout le moins, des redécouvertes jamais jouées depuis l’époque de Benda.

Le classement des trois concertos s’appuie sur les différences de style, d’instrumentation, et finalement, la datation du papier (11) utilisé pour le troisième concerto, qui est vraisemblablement de la main même de Friedrich, et non pas de celle d’un copiste, si l’on compare les lettres manuscrites de Friedrich Benda au manuscrit du concerto (15). On aperçoit en filigrane un aigle couronné, avec un sceptre et une épée, dont la provenance est d’un moulin à papier du nom de Wolfswinkel situé à Eberswalde, près de Berlin. Ce papier est utilisé et produit entre 1790 et 1803, ce qui situe donc la composition après 1790.
Tous ces renseignements sont le fruit d’une recherche passionnante menée par un musicien qui ne se prétend pas musicologue, loin s’en faut. En fait, ce travail m’a permis de découvrir et d’apprécier à sa juste valeur les recherches, la patience et surtout les multiples compétences que requiert le noble métier de musicologue. Inutile de préciser que je n’aurais su m’y retrouver sans l’aide des nombreux professionnels que j’ai eu la chance croiser. Cependant, si des erreurs se sont glissées dans mes propos sur les concertos, j’en assume toute la responsabilité.
Pas une fois la critique d’un récital ou concert d’alto qui ne commence par la formule éculée: «malgré le répertoire limité de l’alto…». N’en déplaise à la critique, le répertoire pour notre instrument ne se limite pas au vingtième siècle, et oui, il existe énormément de répertoire méconnu, de toutes les époques. On a, par exemple, répertorié plus d’une centaine de concertos pour alto de l’époque classique, enfouis dans les différentes bibliothèques européennes. Ils ne sont pas tous d’égale valeur, bien sûr, mais ceux de Friedrich Benda sont en tout cas de magnifiques ajouts au répertoire de mon instrument. Ils n’ont rien à envier aux Stamitz et autres Hoffmeister, au contraire… Je souhaite que les auditeurs trouvent autant de plaisir à les découvrir que j’en ai eu moi-même à les travailler.

Je tiens à remercier les personnes suivantes, sans qui ce travail d’édition et d’enregistrement n’aurait pu se faire:
Sonia Simard, pianiste, qui en plus d’avoir réalisé la réduction d’orchestre pour piano, a participé à toute les étapes de la recherche et du travail d’édition proprement dit.
La Bibliothèque d’État de Berlin, département de la musique, qui furent d’une grande gentillesse et d’une égale compétence, à l’exception de son directeur qui de doute évidence refuse de comprendre l’importance de la fréquentation des partitions originales pour les interprètes, ceux-là même qui font vivre les partitions qui lui sont confiées.
Les musiciens du SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg, le chef d’orchestre Bernard Labadie et l’ingénieur du son Tobias Hoff, qui grâce à leur incroyable connaissance du répertoire classique et de son style m’ont aidé à découvrir et enregistrer les concertos dans les meilleurs conditions dont puisse rêver un interprète.
Le musicologue Phillip Schmidt de Leipzig, qui a patiemment mis ses connaissances au service de ma compréhension des multiples pièges liés aux recherches en bibliothèque et qui se dressent sans cesse devant l’amateur que je suis…
A CPO et son directeur, Monsieur Schmilgun, qui a à cœur de rendre disponible à la diffusion et à l’écoute des œuvres souvent injustement oubliées.
A la SWR (Südwestrundfunk), son management et la direction de l’orchestre(Franxois-Xavier Roth, Reinhard Oechsler) qui ont permis et soutenu ce projet.
Et finalement, merci à la maison Edition Offenburg, à Mihoko Kimura, laquelle grâce à sa probité, à la qualité de son travail de correction et à son sens du risque, offre un cadeau royal à tous les altistes. (Les concertos sont publiés par Edition Offenburg en version avec piano et en version avec orchestre.)
Jean-Eric Soucy
Références encyclopédiques et dictionnaires consultés:
1. Franz Zeyringer, Literatur für Viola, Hartberg 1985, page 285.
2. The New Grove Dictionary of Music and Musicians, Stanley Sadie (ed.), London 1980, page 465.
3. Die Musik in Geschichte und Gegenwart, 2. Ausgabe, Personenteil, Bd. 2, Kassel 1999, colonne 1055–1073.
4. The Breitkopf Thematic Catalogue. The Six Parts and Sixteen Supplements 1762–1787, édité par Barry S. Brook en 1966.
5. Katalog Johann Christoph Westphal u. Comp., Hamburg 1782, page 209.
6. Franz Lorenz, Die Musikerfamilie Benda, Bd. 3: Themenkatalog der Kompositionen der Familienmitglieder mit durchnumeriertem Benda-Register (Be-Re), Selbstverlag, Berlin 1972.
7. Literaturverzeichnis für Bratsche u. Viola d’amore, hrsg. Wilhelm Altmann u. Wadim Borissowsky, Verlag für Musikalische Kultur u. Wissenschaft, Wolfenbüttel 1937.
8. Vera Grützner, Potsdamer Musikgeschichte, Arani-Verl., Berlin 1992, S. 76.
9. RISM online (Répertoire International des Sources Musicales)
10. Staatsbibliothek zu Berlin Preußischer Kulturbesitz, Musikabteilung, manuscrits concertos F, LorB 314, Es,LorB 315, Es, LorB 316.
11. Karin Friese, Papierfabriken im Finowtal. Die Geschichte der Papiermühlen und Papierfabriken vom 16. bis zum 20. Jahrhundert mit einem Katalog ihrer Wasserzeichnen, hrsg. von der Stadt Eberswalde, 2000.
12. Phillip Schmidt, Préface, Carl Hermann Heinrich Benda. Konzert für Viola, Streicher und Basso continuo F-Dur, Ortus Musikverlag, Beeskow 2016.
Essais articles
13. Ulrich Drüner, «Das Viola–Konzert vor 1840», Fontes Artis Musicae 28, Kassel u.a. 1981, page 153.
14. Walter Lebermann, «Zur Autorschaft dreier Violakonzerte von Frederico Benda», Die Musikforschung, Jg. 32, Kassel u.a. 1979, page 289.
15. Lettres de Friedrich Wilhelm Heinrich Benda que l’on peut consulter chez http://kalliope.staatsbibliothek-berlin.de/de/search.html
16. La vie de Friedrich Wilhelm Heinrich Benda (Franz Lorenz, Die Musikerfamilie Benda, Bd. 1: «Franz Benda und seine Nachkommen», Berlin 1967, reprint: ed. De Gruyter 2015)